Ô nuit blanche . . .

 

Oeuvre de Claude Hardenne

 

 


 

Ô nuit blanche ! . . .



Ô nuit blanche d’amour viens t’asseoir sur mon seuil
De tes doigts en fils d’or épouse ma jeunesse
Sois aussi la fontaine où se meurt la détresse
Et qu’enfin mes soupirs s’écrivent en recueil

Que s’enivrent tes sens aux fruits doux de ma couche
Tais toi Ô ma douleur ! j’en appelle à ce dieu
Qui jettera mon âme aux lueurs de son feu
Que fleurisse ton ciel aux ourlets de ma bouche !

Tu es ce trésor blanc longuement convoité
Aux confins de mes jours blanchit rose d’été
Et s’élance la brume en vagues si lointaines

Ô laitance légère accrochée à nos mains
N’étreins pas cette fleur sous des caresses vaines . .
Viens nuit blanche d’amour t’endormir sur mon sein !



© Marine - 30/08/2004
 

 

 

Musique: Romance sans parole, n° 3, op. 17 - Gabriel FAURE(1845-1924).

 

 

De l'amour naissent, selon les circonstances, les passions, les emportements, les impulsions, bonnes ou mauvaises, la flamme divine ou humaine, les démons ou les dieux.

-Randolph-

 

 

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