
Duo de rêves
Il
n'est de plus beau chant que celui qui s'élève
Quand l'aurore me trouve aux frontières du rêve.
La nuit est suspendue à l’horizon des yeux :
Ne t’éveille pas encore ! Accroche-toi aux cieux …
Il n’est de chant plus beau que celui d’un sourire
Quand ton regard plonge dans mon âme oiseau-lyre.
Des larmes de bonheur perlent sur mon cœur,
Gouttes de velours au jardin des langueurs…
Il n'est de chant plus doux que parcourir tes lèvres
Et de dessiner leur contour avec fièvre
Par le bout de mon doigt où s’accroche la tendresse
Avant de les étreindre de délicatesse …
Il n’est plus cristallin que le chant des murmures
Du vent d’amour qui content toutes tes aventures,
Les merveilleuses inspirations de voyages
Tracées à l’encre de ton cœur sur ma peau laitage.
Il n’est de plus beau chant que celui du plaisir
Quand les étoiles s’embrasent de nos désirs ;
Elles font de nos rêves une ronde de caresses
Et ferment nos yeux –lumières enchanteresses-.
Il n'est de chant plus pur que celui qui soupire
Quand je me rends enfin au plus haut du désir,
Quand je meurs dans tes bras de mille petites morts
Que je tombe sur toi et que flambe l’aurore ...
Il n’est de plus beau chant que celui de l’amour
Qui commence et finit dans ton cri, chaque jour,
Le ressac éternel qui respire l’infini,
Le pont sur les étoiles que tu jettes dans ce cri …
Michèle BRODOWICZ/Jean-Marin SERRE
Avril 2002
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Se fondre et être un ruisseau coulant qui chante sa mélodie à la nuit. Connaître la douleur de trop de tendresse; Se réveiller à l'aurore avec un coeur ailé et rendre grâce pour une autre journée d'amour. Kahlil Gibban 1833-1931
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