
INTIMITE
J'ai refermé, sans bruit, les portes du silence
Et dans l'obscurité de nos corps en partance,
J'ai réchauffé ton âme pour qu'elle me susurre
Les lunes éblouies aux contours qui murmurent
Fais moi encor rêver aux matins clairsemés
De songes délicats, quand ta main tant aimée
Glissant dans mes cheveux, effeuille mes pensées
Telles des pétales aux idées insensées
Quand nos peaux dénudées doucement s'apprivoisent
Quand nos regards rivés intensément se toisent
Quand nos lèvres rougies impatiemment se prennent
Il n'est plus aucun bruit que nos corps qui s'étreignent
Nous nous abandonnons à ce moment de grâce
Je te saisis la main, et dans un face à face,
Je plonge dans tes yeux, infinies étendues
Pour saisir, tremblante, les mots tant attendus.
Marie
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Elle m'enlaça à moitié de ses bras, elle me pressa doucement contre elle; Et inclinant la tête en arrière, elle regarda et contempla mon visage. C'était à la fois amour et crainte, et un peu de talent pudique, et je pouvais sentir plutôt que voir le gonflement de son coeur. Samuel Taylor Coleridge 1772-1834
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