

LUEURS
Sur la noirceur diffuse
De la nuit qui s'amuse,
La flamme incandescente
Illumine l'attente.
Dans l'ombre du brasier,
L'éclat du chandelier
Vient caresser la peau
Des corps nus, purs et beaux.
Deux silhouettes lentes
Sur la couche mouvante,
Les gestes du désir
Viennent pour les couvrir.
Et la chaude étincelle
À la fièvre s'emmêle ,
Bientôt, au creux des reins
L'amour devient câlin.
Pendant que se bousculent,
Tandis que capitulent
Les baisers les plus fous,
L'élan se fait plus doux
S'envolant n'importe où...
Tantôt frôlant le cou,
Se penche sur le sein,
Partout rôde la main.
Les amants sur la couche,
Rien ne les effarouche.
Confondant nuit et noir,
Longtemps vont s'émouvoir.
Tout près, le feu, jaloux,
Assiste à ces remous,
Se dit que ses lueurs
Embrasent encor les cœurs.
novembre 2002
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Que ce soit par ton portrait ou par mon amour, bien que loin de moi tu demeures, tu vis encore en moi; plus loin que mes pensées tu ne peux aller. Et je suis encore avec elles et elles avec toi... William Shakespeare
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