Lettre à ma plume

 

L'insoumise

 

  L’insoumise…

Ô que je vous haïssais ma chère
Quand dans mon encre vous plongiez
Et que vous en ressortiez amère
Et que hautaine vous me délaissiez.

De l’oiseau libre vous fûtes arrachée
Vous préfériez sans doute l’arc du ciel
Mais vous voilà ténue dans mon encrier
Et vous aimez bien peu mes superficiels.

Pourtant vous me donnez toujours la fièvre
Quand vous passez dans mes songes mêlés.
Vous courez sur ma page tel un lièvre
Mais vous me refusez vous courbes entrecroisées

Est-ce l’encre Madame que vous n’aimez ?
Ou bien mes mots doux sans aucune saveur ?
Attendez vous l’heure bleue du printemps
Pour vous en revenir du clair néant ?

Pourtant ma belle et cruelle insoumise
Je vous garde, vous n’irez point à l’oubli
Enchaînée que vous êtes, sous mon emprise
Jusqu’à la fin de nos tendres incompris !

Marine
4/11/2002

©
 

 

 

Au feu, qui mon coeur a choisi, jetez-y, mal seule déesse, de l'eau de grâce et de liesse, car est consommé quasi.

 

-Clément Marot-

 

 



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