
Les jouets
Grandes dames en robe blanche et petits pois
Leur ivoire ambré roulent sur les tables
En joyeuses envolées vers des jeux de l’Oie..
Tels des milliers de boules ocre de sable
Qui se glisseraient dans les poches d’un pickpocket.
La flamme brûlante dans l’eau glacée vacille
Mystère ou magie elle se moque du cricket
Et son cœur de braise se rie des jeux de billes.
Soudain un cheval noir ou blanc galope vers la reine
Et le valet amoureux perd toutes ses cartes
Son corps incendié par la passion cache sa peine
Et sur son visage d’ange amoureux, s’éclatent
Les ombres chinoises qui dansent une farandole.
Futilités étranges sous les mains des fées
Sur le mur de la vie se profilent des corolles,
Fleurs de papiers crépons jouant les épées.
Dans cet étrange univers il n’y a point d’homme
En cache-cache les jouets s’amusent entre eux
Moqueries et sourires creusés dans les pommes
Le jeu n’est là que pour nous rendre heureux !
Marine
15/10/2002
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Le centre de toute bonté et de toute joie est l'amour. Herman Hesse.
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