

Petite Eve…
Née dans les abysses des mornes silences
Ta beauté n’a d’égale que celle des roses.
Et ta peau de soie chasse nos indifférences
Quand sur nous belle et désirante tu te poses.
Magiciennes tes mains sèment le bonheur
Des caresses rêvées depuis toute éternité.
Et ta bouche d’or brûlant donne sa chaleur
Aux reins dont elles aiment la douce clarté.
Sous ton regard de braise le froid s’égare
Et ne trouve plus les chemins de douleur.
A tes cils d’ombre se suspendent les départs
Et bien loin de toi s’enfuient les malheurs.
Dans la nuit noire tu défais ta claire chevelure
Blonde, brune ou rousse elle dévale les pentes
Jusqu’ à la source bénie de son fruit mûr
Et souveraine ou femme elle t’attend amante.
Sur son coeur tu poses un front de souffrance
Et l’oubli vient, s’effacent ainsi tous les chagrins
Sur ses lèvres de groseilles tu pries la chance...
A vivre de ses atours naîtront d’autres matins.
Dans l’ ivresse de sa chair elle te donne un enfant
Comblé d'Elle tu vas l’aimer plus et encore
Et ses doigts de fée te mènent au firmament
L’oubli ne viendra de cet instant loin de la mort…
Marine
11/12/2002
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Il est vrai que je
fus surpris |
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