
Naïf Eden
Les nuages enrobés des salives du temps
Se sont effilochés dans l’aube qui vibre
La terre, Reine Mère, poursuit son enchantement
Et l’air sacré tourbillonne nu dans les fourrés.
C’est le règne du Monde, la Femme rêve encore
A cet Adam qui se cache apeuré par sa beauté.
Nul bruit et l’eau pure joue si bien les mortes
Ah ! que d’étranges tourments vivent d’éternité !
Naïf le ruisseau bleu coule entre ses grands bras
Dieu ! que la vie est tranquille au Paradis,
L’air parfumé respire la sève des épicéas
Et le vent tourmenté s’enivre pleinement de Lui.
Sur la Terre ancienne vivaient des hommes
De leurs guerres sanglantes sont morts les cœurs
Dans ce nouvel Eden, il n’y aura point de pomme
Et les âmes ne verseront plus jamais de pleurs.
Marine
10/10/2002
An 1 d’une nouvelle ère..
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On peut lui résister (à l'amour)quand il commence à naître, mais non pas le bannir quand il s'est rendu maître... -Pierre Corneille.-
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