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A l'éternel amour
La brume, à pas de
loup, descend dans la vallée,
Et sur le seuil des cieux s'éteint le chant des anges.
La peur serre la gorge, en douleur avivée,
Les remous de mon fleuve ont des reflets étranges.
L'orage impétueux déchaîna la tempête.
Et les couleurs du temps, si rarement propices,
Entre les coups de cœur et les éclats de tête,
Annonçaient l’avenir sous de tristes auspices.
Mais mon âme limpide, au chant clair du cristal,
Vit ma lèvre incarnat blêmir d’une méprise.
A l’éveil de l’amour sur mon sein virginal
Se posait ton baiser comme un souffle une brise
Un fol espoir s’accroche à notre cœur si bleu
Quelle grâce le ciel nous accordera-t-il ?
Si tu partais un jour, ne me dis pas adieu
J’épouserais la Mort au chemin de l’exil.
Modifié samedi 30 juillet 2005
Cécile
Verhaever
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Ma libéralité est aussi illimitée que la mer, et mon amour aussi profond. Plus je t'en donne plus il m'en reste, car l'un et l'autre sont infinis. William Shakespeare
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